Le quadra danse le quadrille

Voilà. Les confettis ont fait leur office, le champagne a coulé à flots, les personnes les plus chères étaient là. Le rideau est tombé sur ma 39e année non sans, je l’avoue, une certaine émotion.

Un regard en arrière, les moments les plus drôles, mes dizaines dansent le quadrille :

Le souvenir de mes 10 ans. Montreuil, un tourniquet, une bande de copains fan d’adaptation de mangas japonais, depuis Goldorak jusqu’à Candy. Mais chut ! Il ne fallait pas dire qu’on regardait la fille blonde avec la robe à fleurs, tourner sur elle-même dans le générique. On aurait « trop pécho la tehon » !

Le souvenir de mes 20 ans. La Guadeloupe. Départ pour le service militaire, en métropole, fin janvier. Un remake de Rasta Rocket : 31° vs -5°. Choc thermique assuré avec une impossibilité de parler à ses proches au téléphone, une fois arrivé (joues gelées et articulation difficile. De l’autre côté du combiné, on me croyait bourré !). « Qu’est ce que tu fumes, Johnny ? »   » Je ne fume pas…j’expire ! »

Le souvenir de mes 30 ans. Millau, manutentionnaire à Roquefort (-sur-Soulzon pour les puristes). Manipulation de roqueforts pendant des heures…après ça, le soir c’était  « Quiri » et « Vache qui pisse », impossible de déguster le fromage à la pâte persillée, du moins pas tout de suite après !

J’ai un an pour matérialiser le souvenir de mes 40 ans. Et à 40 ans je me rends compte qu’avec l’âge, les années défilent de plus en plus vite. Certains souvenirs ne s’estompent pas et nous faisons en sorte que ce soient les plus douloureux qui partent les premiers.

Merci à tous

John Renmann 31 août 2015

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Merci les indés !!!!

Après un repas bien copieux, je me fais un petit noir (entendez par là un café, hein ! ), puis décide d’aller voir un peu les stats de consultations de mon modeste blog, qui tourne en moyenne à 10 visites par jour, ce que je trouve super top.

Je prends une bonne gorgée de dopant noir (entendez par là, de café, hein !) et pousse un cri de stupeur ! 233 visites depuis hier, notamment grâce à l’article « Tu sais que tu es un auteur auto-publié quand » ( https://johnrenmann.wordpress.com/2015/05/26/tu-sais-que-tu-es-un-auteur-auto-publie-quand/ » ) qui a été partagé 123 fois sur Facebook.
Après avoir longuement essuyé clavier et écran puis être redescendu sur Terre, je note également que mon nombre d’abonnés est en forte progression.

Je tiens donc à remercier tous les auteurs indépendants (romanciers, poètes, blogueurs) qui se reconnaissent dans mes écrits et font vivre mes pages et ce blog créé au mois de mars.

Mention particulière à (dans le désordre):

Azel Bury, Anneh Cerola, Virginie Coëdelo, Grâce Minlibé, Cmtlecrivainmasque, Sandra Ganneval, Eric Lequien, Aurélie Valognes, Cristina Wells, l’équipe de monBestSeller, Librinova.

Mention spéciale à tous mes proches, la famille et les amis d’ici et outre mer, que je ne citerai pas, par pudeur.

Encore une fois, merci.

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John Renmann, l’archétype du type typiquement atypique – 26 août 2015

Le stylo d’argent

Le stylo d’argent

John n’est pas mon prénom

Renmann n’est pas mon nom

C’est un masque que je revêts

Une couverture que je vous tends

J’ai croisé tant de cœurs blessés

D’âmes en peine

De soldats tombés

De reines déchues

J’ai ouvert la bouche, mais nul ne m’écoutait

J’ai remué les bras, mais nul ne me regardait

Un beau jour j’ai trouvé un stylo d’argent

Et son tracé a matérialisé mon abnégation

Son encre se mit à épancher ma soif de connaissance

Il fit naitre des personnages, des décors, des récits

Et soudain, le sourd m’entendit

L’aveugle me vit

Le cœur décida de panser ses plaies

L’âme en peine releva quelque peu la tête

Le soldat voulut se remettre sur pied

Et la reine partit à la reconquête de son royaume

J’ai fini par écrire ce que je ne parvenais pas à dire

J’ai fini par exprimer ce que mon cœur vous hurlait

Et ceux qui ne savaient pas écouter ont lu

Et le stylo se mit à dessiner un sourire sur leurs visages

John n’est pas mon prénom

Renmann n’est pas mon nom

C’est un masque que je revêts

Une couverture que je vous tends

John Renmann 23 août 2015

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Les colonnes du temps – illustrations – 2 – les personnages, série 1

Pour la petite anecdote, le roman se voulant universel et ouvert à tous publics, les illustrations des personnages sont lissées avec un style que j’ai voulu proche du manga.

Wayne Green est devenu Daniel Green

Le Sud-Africain Benjamin Fish, Benjamin Mokoena car je voulais que son nom ait une consonance africaine plus qu’européenne.

On aperçoit le catogan de Park.

Il manque un morceau de majeur à Aleksandr et Jürgen exhibe fièrement son tatouage

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Les colonnes du temps – Illustrations – 1 – La tour

Extrait :

Où sommes-nous ? Je tente de percevoir à travers la fine neige soulevée par le vent un quelconque bâtiment militaire, mais bien entendu, ma vision n’est pas optimale. Daniel vient se placer à côté de moi, après avoir tourné la tête dans plusieurs directions, il se fige, le regard levé en direction du ciel, bouche bée.

Interloqué, je lève à mon tour les yeux vers ce qui stupéfait  le Britannique et suis alors frappé  par ce que je vois.

Une tour de plusieurs mètres de haut.

Elle semble défier les éléments déchaînés tel un phare perdu en pleine mer. Peu à peu, la polarisation de mes lunettes aidant, mes yeux s’habituent à la blancheur quasi luminescente et je me rends compte que d’autres tours, plus petites, se trouvent dans l’alignement de celle-ci.

(…)

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La conception d’un roman autopublié en gifs animés

1 – Lorsque l’idée du roman germe dans votre esprit :

prdfudg

2 – Son écriture

Pompes

3 – Sa relecture complète avec correction des erreurs grammaticales, etc, etc…

arsenio

4 – …le fait qu’il en reste quand même malgré tout

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5 – Sa publication (un peu trop précipitée)

fly

6 – L’attente des premières critiques

panic

7 – Réaction à la première des critiques positives

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8 – Et à la première des critiques négatives

mjfls

9 – Ce que l’on évite de répondre à celles-ci…même si ça démange.

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10 – Pour finir, l’état dans lequel on se trouve (en général) après toute cette aventure

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Aversion…

AVERSION

Il a fallu que je lui emprunte ses plus beaux habits
Il a fallu que je lui subtilise son masque ranci
Que je fasse mienne sa nauséabonde aversion
Que j’apprenne par cœur ses terribles oraisons
Même un court instant, l’exercice ne fut guère aisé
Mais nécessaire, car sinon, impossible de juger
Très difficile à supporter, j’en avais la nausée
Me voilà donc durant une poignée de secondes …dans la peau d’un xénophobe

Incapable de faire face à ma propre vérité
Incapable d’assumer mes choix erronés
Je rends mon prochain responsable de mes déboires
Je me serre de l’autre tel un exutoire
Ma nation, ma mère, me claque la porte au nez
Alors qu’elle ouvre grands ses bras à tous ces demeurés
Au nom de sa soi-disant sacro-sainte liberté
Me voilà, moi, relégué au dernier rang, celui des oubliés
Et puis, lui est différent…plus ci, plus ça, moins ci, moins ça
Quoi qu’il en soit, le responsable de tout est bel et bien là
Le coupable tout désigné, ma cible préférée
Lui, a mauvaise réputation
Moi, je suis la raison

Non, décidément c’est bien trop pour moi !
Vite, je dois m’extirper de cette panoplie !
Et redevenir un poète qui ne veut pas être roi
Je ne suis pas contaminé, Dieu merci.
Ce que je sais aujourd’hui,
C’est que je vous juge sur vos actes, vos valeurs
Que votre peau soit comme la mienne ou comme la sienne
Nous sommes issus de la même version
Et c’est ceux qui prône l’idéologie d’une autre version…que j’ai en aversion…

John Renmann 03 août 2015

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Lié…

J’ose enfin ouvrir les yeux…
Le serpent de cuir m’a mordu le dos
Son venin brûlant me consume les chairs
Je me souviens…
Les cris, mon nom hurlé par mon jeune frère.
Mon frère ? Où est mon frère ?
Là, allongé, à mes côtés, j’étais inquiet
Il fait noir.
Je veux lui caresser le visage, le rassurer
Mais le fer me tord les poignets

Hier encore j’étais avec mon enfant
Il riait en sautant au cou de ma belle
ma belle…
Je n’ai pas pu leur dire « au revoir »
Est-ce à dire que je ne les reverrai jamais ?
On m’a dit que l’on m’emmenait de l’autre côté
Par delà l’océan, dans un pays où vit le grand froid
Où il a étendu son règne jusqu’aux coeurs de ses sujets

J’entends gémir et pleurer
Je veux me lever, mais j’ai mal
Je dois avoir la cheville brisée…
Combien des miens se trouvent là, avec moi?
J’entends la mort se pencher au-dessus de mon visage
Je ferme alors les yeux, en pensant à la chair de ma chair
A ma belle aux pieds nus
Mais je suis toujours là…

Je dois rassurer mon frère
Je rampe et pose mon front sur son visage
Sa peau est froide…
Il m’observe de ses grands yeux noirs
Un sourire figé, pour l’éternité
Mon coeur se serre

Ce n’est pas moi que la mort est venue chercher…

Fers_esclave