Quels acteurs pour interpréter mes personnages ?

Je me suis livré à ce petit jeu amusant : imaginons un court instant que je sois directeur du casting et que je sois ainsi amener à choisir les acteurs les mieux désignés pour interpréter les personnages de mon roman, Les colonnes du temps. Nous aurions la distribution suivante (dans le désordre) :

Masi Oka est MASAMI HONDA

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Daniel Dae Kim est PARK MYUNG-BO

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Kristin Kreuk est SEDNA

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Idris Elba est BENJAMIN MOKOENA

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Jean Reno est le LIEUTENANT PIERRE DEVERS

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Marco Girnth est JÜRGEN ZIMMERMANN

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Simon PEGG est DANIEL GREEN

How To Lose Friends And Alienate People - UK Film Premiere

Malin Ackerman et Ryan Gosling sont LES JUMEAUX DASSAEV

'Entourage' Season Three - Los Angeles Premierekinopoisk.ru

 

 

Haley Joel Osment est ALEKSANDR BULYKINE

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Et enfin Louis Garrel est PATRICK SCHIMMER

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Bon, vous me direz que ce n’est pas très malin, que c’est au lecteur d’imaginer ses personnages (qui sont également les siens, dans un sens). Disons que l’exercice est plutôt amusant. Mais d’ici qu’on fasse un film de mon roman…hou la !

Pourquoi l’échec ?

Extrait de Les colonnes du temps. Genos s’adressant à Patrick:

— Il y a trois principaux facteurs allant à l’encontre de la réussite : la peur, le manque de confiance en soi et l’absence de conviction. Parfois, même en ayant vaincu ces trois entités il nous arrive d’échouer et dans ce cas, c’est que cet échec est tout simplement nécessaire.

J’avais écarquillé les yeux, trouvant cette déclaration totalement stupide, je m’étais d’ailleurs pris une légère tape sur la tête, à l’époque où je ne savais pas encore occulter mes pensées.

Genos avait alors repris :

— Cet échec signifie tout simplement que le chemin que nous avons emprunté pour parvenir à nos fins n’est pas le bon. Nous devons, dans ce cas, nous remettre en question. C’est cette remise en question qui nous élève, Patrick. Le simple d’esprit s’acharne dans sa chute, le sage tombe une fois, se relève, comprend son erreur et trouve la voie. Tu ne me croiras certainement pas mais l’univers lui-même vient en aide au sage, il jalonne son parcours de signes en tout genre, à lui d’être attentif.

Penser autrement, être attentif aux signes, que veux-tu me dire Genos ? Qu’est-ce que je n’ai pas vu ? (…)

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Le désordre des maîtres

Encore un vieux texte tout dépoussiéré, écrit au début des années 2000, mais inachevé :

LE DESORDRE DES MAITRES

Vouloir mettre de l’ordre est l’alibi de la Lybie
vouloir être les maitres de l’ordre , celui des états-unis
Khadafi , des cadavres fait fi…et dans le conflits , des états sont désunis
Les états d’âme des états d’Amérique influent les marchés et nos vies

(……….là, il faut rajouter 4 lignes)

J’attend le jour où la sagesse aura son ordre des maitres
et ne puis constater que tout ce que nous faisons c’est l’ordre , démettre..

Tandis que les médias orientent nos regards vers Fukushima
ça et là meurent des enfants depuis l’Angola jusqu’au Botswana
Quid du darfour , du Tibet et de la bande de Gaza ?
La quête du sensationnel est le leitmotiv des médias
Le journal de 20 heures ressemble à un épisode de Dexter
qui serait écrit , produit et réalisé par Hannibal Lecter
Mais sans qu’un pictrogramme ne s’affiche alors sur le téléviseur
Le CSA a autant de crédibilité qu’un voleur prêchant les bonnes moeurs

J’attend le jour où la sagesse aura son ordre des maitres
et ne puis constater que ce que nous faisons c’est l’ordre , démettre..

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« La guerre niqua…Guernica »

Encore une fois j’aborde le sujet de l’un, si ce n’est LE, tableau le plus connu de Pablo Picasso : Guernica. Je le mentionne dans Les colonnes du temps au moment où nos héros doivent prendre une importante décision. L’échange suivant est, à mon sens, le plus important de l’histoire:

— Savez-vous ce qu’aurait répondu Picasso à l’ambassadeur nazi Otto Abetz qui lui avait demandé, à l’époque, si c’était bien lui qui avait fait « ça »,  en indiquant une photo de l’œuvre ?

— Je n’en ai pas la moindre idée (…)

— Hé bien Picasso lui aurait répondu « non…vous ».

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Elle et lui

Encore un texte sorti du grenier. Je l’avais oublié celui-là ! Il s’agissait d’un couple d’amis qui s’est aimé brièvement et a fini par se séparer. Leur histoire m’avait marqué et j’ai donc écrit ceci, à une époque où j’étais encore un tantinet romantique :

ELLE ET LUI

Toutes les histoires pourraient commencer par  » il était une fois »
Celle ci , j’aimerais la débuter par « il était une foi  »

La foi , c’est elle qui l’a , lui est seulement ivre de leur histoire
Elle voudrait de tout coeur qu’il la voit , il erre dans la lumière déclinante du soir
Elle a déjà tenté de le barrer d’une croix , il avance à taton dans le noir
L’oublier serait comme cesser de respirer , il se refuse encore et toujours à y croire

Elle et lui c’est comme le ciel et la mer , Elle et lui c’est comme le fiel et l’amer
Au fil de leurs échanges , leurs coeurs se rapprochent , lui voudrait , ce sentiment , taire…
Elle a comme des oeillières et des conseils n’à que faire quitte à vivre l’enfer…
Il la voit comme une terre hospitalière mais craint l’inconnu, elle le désespère…

Leur histoire et son issue seraient simples s’ils n’étaient effectivement que deux
Mais d’autres personnages tiennent leurs rôles et gravitent autour d’eux.
Elle souhaiterait que tout soit aussi simple que un et un font deux.
Qu’il soit capable de lire en elle , de décrypter le langage des ses yeux.

Le coeur a ses raisons , que la raison ne connait pas
telle pourrait être la conclusion du texte que je pose ici bas
Je ne me pose qu’en observateur et de leur histoire souhaite n’être que le narrateur
Même si au fond de moi j’aimerais que tout le monde en sorte vainqueur
Mais , les cartes sont dans les mains du grand décideur…

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Quand John déclare sa flamme à sa banlieue

Hello ! Il y a 2 ans, en fouillant dans mes tiroirs, je suis tombé sur un vieux cahier d’écolier où était griffonnés de vieux croquis d’extraterrestres…sans savoir qu’il s’agissait des prémices d’une saga.

Là, rebelote, en mettant de l’ordre dans mon disque dur, je tombe sur ce slam, je le partage avec vous:

Montreuil,

 Elle est ma mère adoptive, mes pensées en elle sont captives,

Elle est mon récif, mon radeau rétif y a laissé une âme chétive

Mes printemps s’y comptaient au nombre de six…

Un automne, une cour, trois enfants, John, Ed  et Eskiv

Une complicité mue en amitié…une amitié mue en fraternité

Des éclats de rire autour d’un tourniquet, des défis lancés à la volée,

En ces jours, nos tours étaient parés de leurs plus beaux atours…

Aux vautours, sans détours, nous jouions de sales tours

Nous étions des héros, nos manteaux officiant tels des capes au parc Montreau,

Nous partagions nos maux au travers de l’échange de nos mots

Nos goûts dérangent, nous nous forgeons à la lecture de « Strange »

Goût d’orange, à la cantine nous chipions quignons de pains rances

Toujours amènes d’expériences, nous mimions les figures des Biomen

Mais manquions singulièrement de souplesse pour réellement faire de même…

Anxieux en attendant l’issue des combats livrés par le prince d’Euphor

Nous savions pourtant pertinemment qu’il était de toutes façons le plus fort…

Nous coulions des jours heureux devant la série Happy Days

Le pouce bien en l’air tel Fonzy, cool ! Nous étions à l’aise !

Pas encore de Pokemons ni de Digimons ni de digicodes

La rue avait certes ses lois mais nous un honneur gravé en un code

Nos frérots se nommaient Sébastien, Gwenaël mais aussi Aziz et Nasser

Encore à l’écart du monde fou des politiques maîtres de guerre….

Nous nous séparâmes alors que touchait à sa fin l’année au collège Politzer

Sépare âmes, âmes en peine, amorphe…amis adieu, adieu ma terre

Elle est ma mère adoptive, mes pensées en elle sont captives,

Elle est mon récif, mon radeau rétif y a laissé une âme chétive

Elle est ma cité, et mon cœur vibre de nostalgie à la citer…

De battre mon cœur a cessé…

Mes yeux se parent d’un linceul …

…Elle se nomme Montreuil…

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Dans les coulisses du Top 100 Amazon

Le Souffle Numérique

N.B : Le service dont il est question dans cet article a été sommé par Amazon de cesser ses activités en septembre 2013

Quand on parle du Kindle Store, et du livre numérique en général, on peut naïvement penser qu’il s’agit là d’un moyen unique pour les auteurs auto-édités de se faire connaître. On peut aussi penser que, comme l’affirment les fondements de l’Internet 2.0, l’édition numérique laisse la part belle au lecteur/internaute, qui devient juge et sélectionneur, et met en avant les livres de qualité qu’il a repérés grâce à ses notes ou à ses commentaires. Les meilleurs livres sont ainsi propulsés en haut des classements des plateformes de vente, comme par exemple dans le célèbre Top 100 Amazon,  qui révèle les meilleurs ventes Kindle.

Tout le monde s’y retrouve : grâce à la sélection des lecteurs, l’auteur indépendant qui produit des…

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Même un androïde peut pleurer…

Bientôt la sortie en salle d’Avengers 2. Le fan de marvel de la première heure que je suis attend ce film avec impatience.

C’est l’occasion pour moi de vous faire un aveu : lorsque mes petits camarades lisaient « Oui-Oui contre Nono » ou « Martine pilote de chasse », je plongeais dans les aventures de Spiderman, Daredevil, Ironman et les autres en lisant « Strange », « Spidey » et « Nova ».

Certains adultes trouvaient ça stupide et voyaient d’un très mauvais oeil cette littérature américaine tout juste bonne à lobotomiser la jeunesse française. Et je passe sur les diatribes visant les séries nippones telles Goldorak ou Spectreman…

Aujourd’hui, je voudrais dire merci à Marvel. Pourquoi ? Hé bien car, des années après, je comprends toutes les analogies, tous les messages que les auteurs de l’époque voulaient faire passer. Il y a eu la persécution des X-men, dénonçant de manière à peine masquée, celle d’une certaine frange de la population durant la seconde guerre mondiale. Il y a eu maintes et maintes fois l’alerte quant au péril nucléaire (l’incroyable Hulk) et surtout l’impossibilité de nous comprendre entre humains (Civil War où les super-héros s’entre-tuent alors qu’ils sont censés lutter pour la même cause et marcher main dans la main).

Bon, et mon androïde alors ? Quand intervient il dans ce texte ? Je fais allusion au personnage de la vision, androïde (synthézoïde pour les puristes) qui malgré sa différence, arrive à se faire une place et à être accepté par les vengeurs. La différence, l’intégration et l’acceptation de l’autre…ému, Vision tourne les talons…mais Captain America a vu l’étincelle dans ses yeux :

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La mort d’un éducateur spécialisé, assassiné dans l’exercice de son travail…

Ecrire pour et sur le travail social

Ce drame est survenu hier vers 14h00 à Nantes dans les locaux du Service Social Protection de l’Enfance (SSPE) lors d’une visite médiatisée. Alors qu’il était venu rencontrer son enfant, un homme a donné un coup de couteau mortel à la gorge de l’éducateur ne laissant aucune possibilité à la victime de survivre. Malgré les soins prodigués sur place par le Samu, il est décédé. Ses collègues, effondrés, ont été pris en charge par une cellule psychologique. 

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L’ampoule et le coeur

Connaissez vous cette petite anecdote, reprise dans mon livre ?

Extrait : les colonnes du temps – chapitre 8 – GUERNICA

Un jour, le responsable d’une grande fabrique automobile décida de remplacer l’ampoule défectueuse d’un de ses ateliers alors qu’aucun des ouvriers sur place ne lui avait signalée. Dans les jours qui suivirent, la productivité de l’atelier puis de toute l’usine fit un bond en avant. On se rendit compte assez vite que ce regain de productivité n’était pas lié à la qualité accrue de l’éclairage de l’ampoule remplacée. Les ouvriers avaient apprécié que leur responsable ait détecté, puis résolu, seul, un problème les affectant.

Ravis par l’implication de leur chef, ils ont, de manière inconsciente pour la majorité d’entre eux, décidé d’être plus productifs. 

Observez que nous réagissons tous ainsi. Au delà de l’appréciation du chef, c’est l’attention que l’on nous porte qui nous ragaillardit et nous fait inconsciemment avancer. L’homme est un animal social (avant d’être asocial) et c’est à la fois sa force et sa faiblesse.

N’oubliez jamais que qui que vous soyez, on vous voit. La lumière, c’est vous.

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